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Conférence de presse du 1er mars 2019 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Lu Kang
2019/03/01

Q : Le 28 février, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a mis au vote un projet de résolution présenté par les États-Unis concernant la question du Venezuela, qui n'a pas été adopté, car la Chine et la Russie ont voté contre. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Depuis un certain temps, la Chine a exposé à plusieurs reprises sa position de principe sur la question du Venezuela. La Chine soutient les efforts déployés par le gouvernement vénézuélien pour préserver la souveraineté, l'indépendance et la stabilité nationales, et estime que les affaires du Venezuela devraient être décidées par le peuple vénézuélien en toute indépendance. Dans la situation actuelle, la Chine appelle le gouvernement vénézuélien et l'opposition à rechercher un règlement politique par le dialogue et la consultation dans le cadre de la Constitution et des lois.

En ce qui concerne le vote du projet de résolution au Conseil de Sécurité hier, je voudrais souligner que, s'agissant des questions liées au Venezuela, la Chine s'est engagée à défendre l'esprit de la Charte des Nations Unies et les normes fondamentales régissant les relations internationales, à promouvoir le règlement pacifique de la question vénézuélienne et à sauvegarder la paix et le développement à long terme de l'Amérique latine. La Chine s'oppose toujours à toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela, ainsi qu'à toute intervention militaire. À notre grand regret, le projet de résolution présenté par les États-Unis était loin de correspondre à nos principes et à notre position susmentionnés. C'est pourquoi la Chine a dû voter contre.

Le maintien de la paix et de la stabilité au Venezuela correspond aux intérêts fondamentaux du pays et de son peuple, et aux intérêts communs de toutes les parties. Nous espérons que la communauté internationale pourra véritablement œuvrer en faveur de la stabilité nationale, du développement économique et du mieux-être de la population, et accorder son soutien constructif, à condition de respecter la souveraineté du Venezuela, pour promouvoir un règlement rapide et dans d'heureuses conditions de la question concernée. Toute mesure prise par le Conseil de Sécurité sur la question vénézuélienne devra être conforme aux principes susmentionnés.

Q : Le sommet entre la RPDC et les États-Unis à Hanoï n'est pas parvenu à un accord. Que pense la Chine de la perspective d'un futur dialogue entre les deux parties et du règlement politique de la question de la péninsule ? De plus, le Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Ri Yong-ho a déclaré à Hanoï le 28 février que la RPDC n'a demandé qu'une levée partielle des sanctions affectant les conditions de vie de la population, et non une levée intégrale des sanctions, comme l'a déclaré la partie américaine. Le 28, le Président américain Donald Trump a déclaré qu'il aimerait bien lever les sanctions contre la RPDC, car il souhaite que ce pays se développe, tout en considérant que la RPDC devait faire de plus larges concessions. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : La communauté internationale suit de près le deuxième sommet entre la RPDC et les États-Unis. Lors de sa rencontre avec le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Ri Gil-song hier, le Conseiller d'État et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a exposé le point de vue de la Chine sur le sommet de Hanoï. Comme nous l'avons noté, la RPDC et les États-Unis ont exprimé leur volonté active de rester en contact et de poursuivre le dialogue. La Chine s'en félicite.

La réalisation de la dénucléarisation et de l'instauration d'une paix durable dans la péninsule coréenne est une tendance générale, ainsi qu'une aspiration commune et un consensus de la communauté internationale. D'un point de vue global, grâce aux efforts communs de toutes les parties, la direction générale consistant à parvenir à un règlement politique par le dialogue a été déterminée, dans le but de faire progresser la dénucléarisation et de mettre en place parallèlement un mécanisme de paix. Nous espérons que les États-Unis et la RPDC poursuivront leur dialogue, déploieront des efforts dans le même sens et répondront à leurs préoccupations légitimes respectives sur la base du respect mutuel, afin de faire avancer le règlement politique de la question de la péninsule. La Chine entend jouer un rôle constructif à cette fin.

La Chine a pris note des déclarations faites par les deux parties après le deuxième sommet concernant la levée des sanctions. En dépit de divergences persistantes, les deux pays ont reconnu que la levée des sanctions constituait une partie importante du processus de dénucléarisation de la péninsule et qu'il faudrait l'examiner et trouver une solution simultanément. Cela représente un dénominateur commun à garder à l'esprit.

La Chine est toujours d'avis que le Conseil de Sécurité devrait, conformément aux dispositions de la résolution pertinente et compte tenu de l'évolution positive de la situation dans la péninsule coréenne, en particulier des mesures prises par la RPDC en faveur de la dénucléarisation, engager des discussions sur les clauses réversibles de la résolution et ajuster les sanctions selon le principe de simultanéité et de réciprocité. Dans les circonstances actuelles, nous appelons sincèrement toutes les parties à aborder ce problème de manière constructive et à œuvrer activement à résoudre de manière globale la question de la péninsule.

Q : Le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a fait des commentaires sur la Chine durant sa visite à Manille, déclarant que les différents pays devraient avoir les yeux grands ouverts sur les risques présentés par la technologie chinoise. En outre, il a dit que les États-Unis défendraient les Philippines si elles étaient attaquées en Mer de Chine méridionale. Comment le gouvernement chinois réagit-il à ces commentaires ?

R : En ce qui concerne la question de la Mer de Chine méridionale, nous avons clairement énoncé notre position à plusieurs reprises. Je voudrais la réaffirmer ici.

Comme vous pouvez le constater, grâce aux efforts concertés des pays de la région, la situation en Mer de Chine méridionale s'avère stable et affiche une tournure favorable. Toutes les parties concernées travaillent à faire progresser les consultations sur un code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC) et à préserver la paix et la stabilité régionales. Dans le même temps, la Chine et les pays riverains de la Mer de Chine méridionale travaillent également à maintenir la paix et la stabilité dans la région. Si les pays non régionaux, par exemple les États-Unis, tiennent réellement compte de la paix, de la tranquillité et du bien-être des habitants de la région, ils doivent se garder de provoquer des troubles.

En ce qui concerne votre première question, le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo a appelé les autres pays à garder les yeux ouverts et à prêter attention aux menaces que d'autres font peser sur eux. Je pense qu'il n'a vraiment pas à s'en inquiéter. Le gouvernement et le peuple de tout pays sont conscients de leurs propres intérêts mieux que quiconque dans un autre pays.

Q : Le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a déclaré hier que le pilote indien capturé par le Pakistan serait libéré aujourd'hui. Je voudrais vous demander si la Chine a joué un rôle qui a contribué à la libération du pilote indien ?

R : Dès le début, la Chine a appelé l'Inde et le Pakistan à faire preuve de la plus grande retenue et à prendre des mesures pour résoudre les problèmes et apaiser les tensions entre les deux parties par le dialogue.

J'ai noté ce que vous venez de mentionner. La Chine salue la décision susmentionnée de la partie pakistanaise et son initiative d'émettre un signal de bonne volonté à l'Inde. L'Inde et le Pakistan sont des voisins qui ne peuvent s'éloigner l'un de l'autre. L'abaissement des tensions entre les deux pays est dans leur intérêt fondamental. Nous encourageons les deux pays à continuer à agir dans le même sens, à prendre des mesures substantielles pour régler les différends concernés par la consultation et le dialogue, afin de préserver ensemble la paix et la stabilité régionales.

Q : La Ministre australienne des Affaires étrangères Marise Payne a réitéré que l'Australie s'en tiendrait à sa décision d'interdire Huawei dans la construction du réseau de télécommunications 5G, même si les États-Unis revenaient en arrière. Elle a déclaré que l'Australie ne permettrait jamais à une société ayant des obligations envers d'autres gouvernements de s'impliquer dans le réseau australien de télécommunications. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous sommes vivement préoccupés par ces remarques faites par certains Australiens. Le gouvernement chinois encourage toujours les entreprises chinoises à mener la coopération économique internationale sur la base du respect des règles internationales et des lois des pays d'accueil. Le gouvernement chinois n'a jamais soutenu une entreprise ayant pour but de se livrer à des activités portant atteinte aux intérêts sécuritaires légitimes d'autres pays. La partie australienne devrait faciliter la coopération entre les entreprises des deux pays, au lieu de trouver des prétextes, de créer artificiellement des obstacles et d'adopter des pratiques discriminatoires. Nous exhortons certaines personnes australiennes à abandonner les préjugés idéologiques et à créer des conditions équitables aux entreprises chinoises qui se développent en Australie.

Q : Récemment, les tests par la Chine du charbon importé d'Australie ont attiré l'attention des médias. Certains ont rapporté que cela vise spécialement l'Australie et ont supposé que cela serait lié aux tensions récentes dans les relations Chine-Australie causées par le comportement australien à propos du réseau 5G et d'autres problèmes. Est-ce vrai ?

R : Les autorités douanières chinoises surveillent et analysent les risques sécuritaires du charbon importé et procèdent aux examens et inspections correspondants conformément à la législation et aux réglementations. Ce sont des pratiques normales ayant pour objectif de protéger la sécurité publique, cela relève de la responsabilité du gouvernement chinois.

Q : En plus de la libération du pilote indien, le Premier Ministre pakistanais Imran Khan a également déclaré que si l'Inde pouvait fournir des preuves irréfutables, le Pakistan enquêterait sur l'attaque du Cachemire sous contrôle indien. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Comme je l'ai dit lorsque j'ai répondu à la question du journaliste indien, nous avons pris note des informations concernées et saluons le geste de bonne volonté du Pakistan.

La Chine soutient toujours l'Inde et le Pakistan dans leurs efforts continus visant à prendre des mesures plus positives pour créer un environnement et des conditions idoines, travailler de concert pour résoudre tous les problèmes par le dialogue, y compris l'incident évoqué par le Premier Ministre Imran Khan, et à maintenir la paix et la stabilité dans la région, car cela est dans l'intérêt des deux pays et c'est ce que la Chine souhaite voir.

Q : Selon certaines informations, l'administration américaine a récemment remis au gouvernement chinois 361 objets historiques originaires de Chine. Pouvez-vous confirmer cela ?

R : Oui, c'est vrai. Le 28 février, la Chine et les États-Unis ont organisé une cérémonie de remise d'objets culturels chinois à Indianapolis, aux États-Unis, où la partie américaine a remis au gouvernement chinois 361 reliques culturelles d'origine chinoise saisies précédemment. C'est la troisième fois que les États-Unis rendent à la Chine des objets culturels perdus depuis la signature du mémorandum d'entente sur l'importation limitée d'objets culturels chinois. La partie chinoise apprécie cela.

La coopération dans le domaine de la protection des objets culturels est une partie importante des échanges socioculturels entre la Chine et les États-Unis. Nous sommes prêts à travailler avec les États-Unis pour renforcer les échanges et la coopération dans ce domaine, afin de contribuer davantage à la préservation du patrimoine culturel à travers le monde.

Q : Le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a déclaré que l'indépendance de la justice canadienne implique que le pouvoir politique ne peut intervenir dans les affaires judiciaires. Concernant le cas de Meng Wanzhou, la partie canadienne a également déclaré que le gouvernement ne pouvait s'immiscer dans le domaine judiciaire. Cependant, selon des informations, l'ancienne procureure générale canadienne Jody Wilson-Raybould, lors de son témoignage devant la Commission de la justice de la Chambre des représentants le 27 février, a déclaré que, de septembre à décembre 2018, plusieurs responsables gouvernementaux ont fait pression « de manière continue » sur elle pour lui demander d'intervenir dans les procédures judiciaires du parquet en utilisant son pouvoir de Ministre de la Justice afin d'empêcher la poursuite judiciaire d'une société canadienne de construction présumée corrompue. Pensez-vous que de telles pratiques, dans les deux cas, sont contradictoires ? Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : J'aime beaucoup votre question, mais je pense que vous devrez peut-être la poser au gouvernement canadien. En fait, le cas que vous avez mentionné a beaucoup attiré l'attention au Canada. Nous avons également noté que des médias et des personnalités de divers milieux canadiens ont soulevé des questions similaires. Je crois que la justice se trouve dans le cœur de chacun. En fait, non seulement les Chinois et les Canadiens, mais également le monde entier, sont très intéressés par ce que le gouvernement canadien dira à ce sujet.

Q : Après le sommet d'hier, la RPDC conservera toutes ses installations nucléaires, y compris les deux usines de retraitement mentionnées par le Président Trump dans sa conférence de presse. Aucune date n'a été fixée pour une nouvelle rencontre, bien que le Président américain ait souligné que tout le monde était reparti en bons termes. Cela signifie que la RPDC continuera de fabriquer des matériaux pouvant servir à la production d'armes nucléaires, sans rien céder. La Chine accepte-t-elle que la RPDC soit une puissance nucléaire ?

R : Pour ce que vous avez dit au tout début, pourriez-vous me dire qui a fait ces remarques ?

Journaliste : Personne n'a fait ces remarques, c'est juste une présomption. C'est une réalité que la RPDC conservera deux usines de retraitement. La Chine accepte-t-elle le positionnement de la RPDC en tant que puissance nucléaire similaire à l'Inde et au Pakistan ? Ma deuxième question : Kim Jong-un viendra-t-il à Beijing lorsqu'il rentrera chez lui après Hanoï ?

R : S'agissant de votre première question, je voudrais dire que la Chine n'a jamais reconnu l'Inde et le Pakistan comme pays dotés d'armes nucléaires. La position de la Chine sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) reste ferme et inchangée.

Concernant votre deuxième question, j'ai déjà dit, lorsque je répondais aux questions d'autres journalistes ces jours-ci, que le Président Kim Jong-un effectuait une visite d'amitié au Vietnam. Mais il est inapproprié pour la Chine d'annoncer des informations relatives aux itinéraires des dirigeants des autres pays à la place de leurs gouvernements.

Q : La 27e réunion du groupe de travail mixte Chine-ASEAN sur la mise en œuvre de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) s'est tenue récemment. Pourriez-vous nous fournir plus d'informations à ce sujet ?

R : La Chine et l'ASEAN ont tenu la 27e réunion du groupe de travail conjoint Chine-ASEAN sur la mise en œuvre de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer de Chine méridionale (DOC) à Nay Pyi Taw, au Myanmar, les 27 et 28 février. Il s'agit de la première réunion tenue cette année pour la mise en œuvre du mécanisme de la DOC. La Chine et les pays de l'ASEAN ont procédé à des échanges de vues approfondis et francs sur des sujets tels que la mise en œuvre de la DOC et du code de conduite en Mer de Chine méridionale (COC).

Les dirigeants chinois ont proposé, l'année dernière, d'achever les consultations sur le COC en trois ans, une vision à laquelle ont réagi activement les pays de l'ASEAN. Au cours de cette réunion, la Chine et les pays de l'ASEAN ont maintenu l'élan du dialogue et de la coopération, favorisé la révision du texte du COC de manière efficace et ordonnée, et obtenu plus de consensus. Les consultations sur le texte du COC se déroulent dans d'heureuses conditions.

Q : Le 28 février, heure locale, la Commission nationale de dépouillement du vote du Sénégal a publié le résultat officiel de son élection présidentielle. Le Président sortant Macky Sall a remporté les élections avec 58,27 % des voix. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

R : Nous avons noté que la Commission nationale de dépouillement du vote du Sénégal a publié le résultat officiel de son élection présidentielle. Nous félicitons le Président Sall pour sa réélection et estimons que, sous sa conduite, le Sénégal remportera de nouveaux progrès dans son développement national.

La Chine et le Sénégal sont de bons amis et de bons partenaires. Ces dernières années, leur partenariat de coopération stratégique a connu un développement approfondi et leur coopération pragmatique dans différents domaines a donné de nouveaux résultats. La Chine et le Sénégal, en tant que coprésidents du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA), assument d'importantes responsabilités pour faire progresser le partenariat stratégique global de coopération entre la Chine et l'Afrique. Nous sommes prêts à coopérer étroitement avec le nouveau gouvernement sénégalais conduit par le Président Sall, et à saisir l'opportunité offerte par la mise en œuvre des résultats du Sommet de Beijing du FCSA, pour renforcer la coopération amicale entre la Chine et le Sénégal et entre la Chine et l'Afrique, et mieux servir les peuples chinois, sénégalais et africains.

Q : Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont récemment exprimé leur inquiétude face au nombre croissant d'entreprises chinoises qui ont racheté des entreprises européennes. À présent, l'UE envisage de prendre de nouvelles mesures pour tenter de limiter cette pratique. Certains responsables de l'UE ont également laissé entendre que la Chine n'avait pas agi assez rapidement pour répondre aux préoccupations des entreprises européennes, l'accès au marché, par exemple. Comment la Chine peut-elle dissiper les inquiétudes de la partie européenne ? Et la Chine est-elle préoccupée par les projets ou les considérations de l'UE visant à limiter éventuellement le nombre d'entreprises chinoises rachetant des entreprises européennes ?

R : Dans le monde d'aujourd'hui, la mondialisation économique se développe rapidement, les intérêts des différents pays sont étroitement imbriqués. Dans ce contexte, la promotion de la libéralisation et de la facilitation des échanges et des investissements constitue un moyen efficace d'optimiser l'allocation des ressources, de promouvoir le développement partagé de tous les pays et de procurer plus d'avantages à toutes les parties concernées. Les pays européens défendent toujours la libéralisation et la facilitation des échanges et des investissements, ce qui leur a permis de bénéficier d'un grand nombre d'avantages tangibles pendant le processus de mondialisation et leur coopération en matière de commerce et d'investissement avec la Chine et d'autres parties.

Nous pensons qu'il est dans l'intérêt commun de toutes les parties concernées, y compris la Chine et l'Europe, de défendre une économie mondiale ouverte, de partager les opportunités et les intérêts pendant l'ouverture pour réaliser les avantages mutuels et le gagnant-gagnant. Nous espérons que l'UE continuera à maintenir un marché ouvert pour les échanges et les investissements et à créer un environnement ouvert, juste et non discriminatoire pour les entreprises étrangères, y compris les entreprises chinoises, pour leur développement en Europe.

En ce qui concerne l'environnement du marché chinois, la réforme et l'ouverture de la Chine, les progrès remportés par la Chine en matière d'ouverture du marché depuis 40 ans sont reconnus de tous. Je me souviens avoir présenté ici que, selon le rapport sur l'environnement des affaires de la Banque mondiale 2019, l'environnement du commerce en Chine est passé de la 78e place mondiale en 2017 à la 46e en 2018. Le marché chinois est devenu le plus grand marché d'outre-mer et la plus grande source de bénéfices pour de nombreuses entreprises européennes. Je pense que les entreprises européennes sont les mieux placées pour en juger.

La Chine continuera inébranlablement d'élargir l'ouverture, d'assouplir l'accès des investisseurs étrangers à son marché, d'améliorer l'environnement des investissements pour les entreprises étrangères et d'accroître la transparence de la supervision du marché. Nous travaillerons à créer un environnement d'investissement plus attrayant pour les entreprises étrangères.

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